lundi 14 novembre 2011

Le vampire millénaire est plutôt sympathique en fin de compte

C'est fini.


Sai m’a paralysée des quatre membres. Ben là… Ça ne vous tentait pas de m’enlever mes armes, de m’attacher ou juste de me surveiller? Je sais bien que je suis sur dominate, mais quand même… J’aimerais qu’on arrête de me contrôler et d’ensuite m’expliquer… Sai avait beau être aussi sympathique que d’habitude, je n’appréciais pas plus qu’il m’ait paralysée. Après cet incident, nous avons discuté et nous avons appris de Clément qu’il n’était pas un cheval. Avant même que la question ne soit posée, j’avais deviné la réponse : c’était moi qui l’avait rendu ainsi. Yééé, un autre truc que j’ai failé. Au moins, Clément n’avait pas l’air de m’en vouloir.

Sai m’a dit que Reno voulait se téléporter à côté de nous avec Kadaj. Euh, je proteste! Sai a dit que Kadaj voulait discuter, que ça lui ferait du bien. Mais je m’en fous qu’il veuille parler pour se sentir mieux! Il allait me charcuter!

Finalement, j’ai accepté d’écouter Kadaj. Je ne crois pas que ni Sai ni Reno ne le laisseraient me faire du mal, alors ça devrait aller. Je n’étais quand même pas trop rassurée, alors dès que Sai m’a déparalysée, je suis allée me cacher derrière lui.

J’avais peur que Kadaj ne me saute dessus dès qu’il arriverait, mais il est resté au contraire très civilisé. La première chose qu’il m’a dite fut que je n’avais plus à lui obéir. D’accord… Est-ce que c’est un piège? J’étais très craintive, mais à aucun moment il ne s’est montré menaçant. Il s’est même excusé de ce qui s’était passé. Tout ce qu’il avait voulu, c’était de gagner du temps et d’éviter ce qui était justement en train de se passer. Il avait l’air plutôt pressé de m’enlever ces artefacts du corps. Il m’a rappelé que contrairement à lui, d’autres ne se gêneraient pas pour me les arracher. Je suppose alors que je dois me compter chanceuse d’être tombée sur vous, mais j’ai quand même besoin de réfléchir avant de prendre une décision.

J’ai donc pris le temps de parler avec Merlin et Clément. Ou plutôt, j’ai discuté mentalement avec Clément. Merlin devait servir d’interprète, mais après avoir réussi à établir un lien avec mon cheval, je l’ai complètement oublié. Il n’a pas apprécié et s’est mis à se plaindre d’avoir encore été mis de côté. Tu veux parler de secrets qu’on garde? Dis-moi donc pourquoi tu veux tuer le frère de Wolf… Et en plus, il était fâché parce qu’il considérait que c’était ma faute s’il se faisait poursuivre. Bien je m’excuse! Ce n’est pas comme si j’avais prévu que ça arrive! En tout cas je l’espère…

Non seulement Clément était un cheval à cause de moi, mais je l’avais transformé dans le passé en écureuil et en furet. Et en plus, il m’a dit qu’il était un humain. Vu que nous nous connaissions depuis plusieurs dizaines d’années, j’avais peur qu’il tombe en poussière si jamais je réussissais (et je l’espérais bien) à le rendre normal. Clément ne pensait pas que ça arriverait, étant donné que les animaux vivaient beaucoup moins longtemps que ce que lui avait vécu dans cet état.

J’ai aussi été rassurée sur mon état de «pas humaine». Je n’étais ni un vorlog ni un vampyl, mais tout simplement une arcadienne. Clément était au courant, mais pas Merlin. Il avait vu mes ailes une fois, mais je lui avais dit que c’était de la magie… pour pouvoir me foutre de sa gueule. Pfft…

Quant à ces fameux artefacts, c’était moi qui avais décidé de les cacher là. Alors c’est moi qui ai eu la brillante idée de m’ouvrir pour cacher des artefacts super puissants en moi? Ça, c’était vraiment con. Oui, l’idée de base qu’ils y soient plus en sécurité n’était pas mauvaise en soi, mais à les mettre tous au même endroit, est-ce que ça n’avait pas augmenté de façon très exponentielle les risques pour la cachette, aka moi?

Clément m’a aussi appris ce qui s’était passé cette fameuse journée où j’avais perdu la mémoire : j’avais décidé d’utiliser le gant. Comme ma magie ne m’avait jamais rien fait, Clément avait décidé d’aller se mettre en sureté. Les résultats de mon expérimentation? J’avais tout réduit en ruine et les deux seuls survivants à part Clément étaient amnésiques. Je me suis trouvée vraiment très conne, mais j’étais aussi très heureuse d’avoir finalement appris la vérité. C’est ce qui m’a décidé à accepter l’aide de Kadaj. Peut-être que j’avais vraiment au départ une excellente raison de les chercher et de les cacher sur moi, mais vu ce que j’avais fait avec un artefact très puissant, je n’avais pas envie de découvrir ce que je pouvais faire avec plusieurs artefacts très puissants.

J’ai donc dit à Kadaj que je voulais me faire enlever tous ces artefacts. De retour au manoir, je l’ai accompagné dans sa chambre. Je me sentais un peu gênée de me déshabiller devant lui, même si au final ça ne changeait pas grand-chose, alors je lui ai demandé de se retourner. Il avait l’air un peu découragé. Quoi? Je suis désolée, mais nous ne nous connaissons pas assez pour que j’enlève mes vêtements devant vous. Pendant qu’il préparait une potion pour ralentir ma régénération, j’ai tout enlevé sauf mes sous-vêtements et j’ai essayé de me cacher avec le drap.

Après j’ai bu la potion et je m’en suis entièrement remise à Kadaj. Autant j’avais eu peur la dernière fois où je m’étais trouvée ici, autant j’étais rassurée maintenant. Kadaj était très doux et il se serait arrêté si je lui avais dit que j’avais mal. Comme j’en avais pour quelques heures avant que mes blessures se referment, j’ai demandé à Kadaj si je pouvais rester dans sa chambre. Je savais qu’il n’essaierait pas de me boire, alors j’étais sans doute beaucoup plus en sécurité ici que n’importe où ailleurs dans le manoir. Il m’a dit qu’il n’y avait aucun problème.



(La suite commence ici.)

Je lui ai aussi demandé si je pouvais jeter un coup d’œil à aux notes qu’il avait prises quand il avait fait les tests sur moi. Il m’a répondu oui, en ajoutant que je ne comprendrais pas grand-chose. Mais si j’attendais quelques heures, il répondrait à mes questions. Ensuite il m’a proposé de m’envoyer quelqu’un pour m’aider. Mais qui pourrais bien m’aider…? Évelyne? Non, elle est vampire… En tout cas, certainement pas Sereya… Peut-être M… Malheureusement, j’ai pris trop de temps à réfléchir et Kadaj est sorti pour me chercher quelqu’un.

Quelques minutes plus tard, on cognait à la porte. C’était Sereya. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien vouloir? Je me suis rendue à peu près décente et je suis allée lui ouvrir. C’était elle que Kadaj avait choisi pour m’aider. Je n’ai même pas pris le temps d’y réfléchir et je lui ai fermé la porte au nez. Voir que je vais accepter l’aide de cette fille… M’habiller seule m’a demandé beaucoup d’efforts et après il m’est resté juste assez de forces pour que je me recouche.

Quand j’ai rouvert les yeux, les rideaux du lit étaient tirés et j’apercevais les rayons du soleil au travers. Une odeur de thé flottait dans la pièce. Kadaj était assis à la table. Il buvait du thé et lisait ses notes. Je me suis excusée de m’être endormie, mais ça n’a pas eu l’air de le déranger. Il m’a appris que nous n’avions pas beaucoup de temps pour discuter : Reno voulait que nous partions ce matin. Il m’a demandé si je viendrais. Euh, je ne sais pas. Je n’étais même pas au courant que nous partions, mais si on veut encore de moi malgré ce qui s’est passé, il est certain que j’irai.

J’ai finalement pu jeter un coup d’œil aux notes de Kadaj. Comme il me l’avait affirmé, je n’ai pas compris grand-chose. Il y avait bien un mot que je comprenais par-ci par-là, mais tout le reste n’était que gribouillis.

Kadaj m’a dit qu’il y avait beaucoup de magie en moi, c’en était presque divin. Peut-être était-ce dû aux artefacts… Peut-être avais-je fait un pacte avec un démon ou avec un dragon, mais il n’y avait pas de marque de magie noire sur moi. Si c’était ce qui s’était passé, la marque pouvait se trouver sur l’être avec qui j’avais conclu le pacte. Est-ce que j’ai vraiment été stupide à ce point-là? Vu les brillantes idées que j’ai déjà eues, ça serait tout à fait possible.

Au cours de la discussion, Kadaj s’est aperçu que je n’avais pas de bandages et il m’a demandé pourquoi, ce que je ne me suis pas gênée pour dire. Voir que j’allais accepter l’aide de cette fille! Le gant est à moi… Elle me l’a volé… Kadaj m’a répondu que je ne ferais pas long-feu. Comme en politique, il y avait le principe des alliés et des ennemis. Je crois que je comprends… Ne pas me mettre à dos les gens qui sont de mon côté, right? Je ne fais pas confiance à Sereya, mais comme le dis le proverbe : keep you friends close, but keep your ennemies closer.

Kadaj m’a dit que j’avais une personnalité très «feu». Je m’étais sauvée de lui parce que j’avais peur et quelques dizaines de minutes plus tard, j’acceptais son offre. Il n’a pas tort. C’était un peu impulsif, comme le fait de fermer la porte au nez de Sereya.

-Je vous promets de ne pas lui fermer la porte au nez la prochaine fois.

-Qui suis-je pour vous pour que vous me fassiez une telle promesse?

-Euh…

(Techniquement vous n’êtes rien, mais est-ce que c’était si mal que ça que je vous fasse une promesse?)

-Est-ce qu’il faut que je m’excuse?

-…

-… La prochaine fois, je vais peut-être réfléchir avant de lui fermer la porte au nez…?

-Pffft.

Je n’en reviens pas. Je l’ai fait rire. J’ai fait rire un vampire millénaire. Et il m’a remerciée de l’avoir fait rire, parce que ça ne lui arrivait pas souvent. Il s’est demandé comment une fille comme moi s’était retrouvée mêlée à tout ça. Même réponse que d’habitude : je ne sais pas? Mais qu’est-ce que ça veut dire au juste, «une fille comme moi»? Que j’ai l’air inoffensive, trop gentille ou les deux? Il m’a dit qu’à l’extérieur, on ne ferait qu’une bouchée de moi et il m’a suggéré de rester ici. Ici il y avait des crétins, mais au moins ils avaient de bonnes intentions. «Crétins avec de bonnes intentions»… C’est encore mieux que «spéciaux» ou «attardés».

En remerciement de ce que j’avais fait, Kadaj m’a donné un conseil, sous la forme d’une question : avec ce que je savais, est-ce que ça aurait été mon genre d’oublier en sachant que j’essaierais plus tard de retrouver ma mémoire ou est-ce que j’aurais choisi d’oublier? Vu ce qui s’est passé au village, je crois que j’aurais plutôt choisi de l’oublier. Il m’a mise en garde : si je choisissais d’essayer de retrouver ma mémoire, je ne pourrais peut-être pas m’arrêter. Moi j’aurais voulu au minimum savoir pourquoi je ressemblais tant à Margaret (ça ne pouvait pas être une simple coïncidence), mais il avait raison. Si je choisissais d’ouvrir la porte, je ne pourrais peut-être plus la refermer.

Kadaj est sorti et j’ai fini mon thé en réfléchissant à la question. Est-ce que je pouvais vraiment continuer en ne me souvenant de rien? Est-ce que je pouvais vraiment recommencer à partir de rien du tout? Il y avait le pour et le contre…

J’ai retrouvé tout le monde dans le hall d’entrée. J’ai eu la surprise de voir Rêverie, qui se portait comme un charme. WTF…? Elle est vivante… Comment…? Au risque de me faire revirer de bord, j’ai voulu aller m’excuser de ce que j’avais fait, même si je n’étais pas certaine qu’on pouvait s’excuser à quelqu’un de l’avoir tué. Quand Marié a suggéré que je m’occupe des rations avec Rêverie, je me suis dit que c’était l’occasion rêvée. Mais quand Saï a appris qu’Ar était ici, Rêverie lui a proposé de le conduire à sa chambre et ils sont partis. Muuu…

lundi 31 octobre 2011

Ça m'apprendra à vouloir faire confiance à des vampires

J’ai eu la best meilleure mauvaise idée ever!

J’ai d’abord voulu en apprendre plus sur ces artefacts que j’avais en moi. Je me suis donc enfermée seule dans ma chambre et je me suis déshabillée. Je me suis ensuite tripotée un peu partout jusqu’à ce que je sois certaine de les avoir tous trouvés. J’en ai comptés six : sur l’avant-bras droit, sur le haut du bras gauche, au niveau de mon rein gauche, sur ma cuisse droite, sur mon mollet gauche et sur mon omoplate droite. Je me suis ouvert à trois endroits, mais je n’ai pas eu le courage de sortir ce que je voyais.

Ensuite, je me suis dit que je pourrais aller voir Kadaj. Je voulais voir les notes qu’il avait prises lors de ces fameux tests qu’il avait faits sur moi et il avait l’air d’en savoir beaucoup sur beaucoup de choses. Peut-être pourrait-il m’en apprendre plus sur mes artefacts…?

La best meilleure mauvaise idée ever, c’était ça.

Il avait l’air plutôt préoccupé, mais je suis quand même allée le voir et je lui ai exposé mes problèmes. Il m’a dit que nous devrions aller dans sa chambre pour parler en privé. Oui, surtout que je vais devoir me déshabiller… Oups, je crois qu’il m’a entendue…

Dans sa chambre, je lui ai donc parlé de ces artefacts que j’avais sous la peau. Je commençais à être un danger public pour tout le monde, alors il était temps que je commence à poser des questions. J’ai fait sentir à Kadaj l’amulette qui se trouvait dans mon avant-bras droit. Il a semblé perplexe, mais qui ne l’aurait pas été?

Il a presqu’eu l’air d’hésiter à me dire que nous allions devoir ouvrir mon bras pour y regarder de plus près. Ça n’est pas trop un problème : je l’ai déjà fait et ça se referme assez vite. Je crois qu’il n’a pas aimé que je dise ça. Il m’a demandé si j’avais bu récemment du sang de vampire. J’aimerais dire que non, mais je suis amnésique, alors… pas que je sache… Mais pourquoi j’aurais bu du sang de vampire?

M’ouvrir le bras était la seule solution, mais j’étais un peu hésitante. Était-ce vraiment une bonne idée de faire gicler du sang en présence d’un vampire? Il m’a dit qu’étant un vampire millénaire, le sang ne l’affectait pas de cette façon. Tant mieux. Et comme il disait avoir de l’expérience dans le domaine, j’ai préféré lui laisser faire l’incision.

La coupure comme telle n’a pas vraiment fait mal. Ce qui a fait mal, c’est quand il a décidé d’arracher l’amulette sans me prévenir. Ow… Un petit avertissement, ça ne vous tentait pas?

Je n’ai pas trop aimé son expression quand il l’a regardée, ni quand il m’a dit qu’il fallait m’enlever les autres. Euh… C’est parce qu’ils sont peut-être là pour une raison… Je m’en fous que vous n’ayez pas de patience aujourd’hui… Je pourrais avoir un délai de réflexion, non (Clément doit forcément être au courant, alors il vaut mieux que je lui en parle avant)? Non? D’accord… Je ne me sens plus très rassurée, alors je crois que je vais m’en aller…

Foutue vitesse de vampire… J’ai à peine fait un pas vers la porte que Kadaj était rendu entre moi et elle. Euh, j’ai un peu peur là… Ok, quelles sont mes options? La porte? Non, je ne réussirai jamais à contourner Kadaj. La fenêtre? Peut-être, mais je risque de me briser quelque chose. Lui lancer tout ce qui me tombera sous la main? Plus probable… Tiens? Je n’ai plus envie de m’en aller ou de lui créer des problèmes…

Après ça, je l’ai suivi jusqu’au lit et j’ai commencé à m’étendre dessus. Je trouvais ça tout à fait normal et je ne m’en faisais pas, mais quand je l’ai vu s’approcher avec la dague, j’ai commencé à me sentir un peu beaucoup mal à l’aise. Je ne suis plus certaine que j’ai envie de rester…

J’ai commencé à penser que j’allais mourir (après avoir beaucoup souffert), mais j’ai eu la vie sauve grâce à Saï et Reno. Ils se sont téléportés dans la pièce et après quelques instants de «euh, wtf qu’est-ce qui se passe», ma peur a pris le dessus et j’ai été capable de parler.

Au secours…

J’aurais voulu me lever et aller vers eux, mais j’en étais incapable. J’avais tellement peur que Kadaj réussisse à les convaincre que tout était normal et surtout que je le dise moi-même.

Sortez-moi d’ici…

Kadaj a dit que je faisais une blague. Le pire, c’est que j’avais envie d’approuver ce qu’il disait. À part le truc à propos du «vorlog». Supposément, j’en serais un. Mais c’est quoi un vorlog?

Saï n’a pas cru Kadaj. Il a dit que je ne lui avais parlé que quelques fois, pour entre autre lui dire «au secours» et «sortez-moi d’ici». J’étais heureuse qu’il me croit, mais si Kadaj réussissait quand même à les convaincre du contraire? Ou pire, s’il me demandait d’approuver ce qu’il disait?

Ce n’est pas une blague…

Je crois que cette troisième phrase a achevé de convaincre mes sauveurs. Quant à moi, j’ai été capable de me lever et je suis allée me cacher derrière Saï. Kadaj voulait parler à Reno seul à seul alors Saï et moi sommes partis.

Saï avait des trucs à aller porter au sous-sol et comme je ne voulais pas rester seule, avec ce malade de Kadaj qui voulait me charcuter, je l’ai suivi. De toute façon, j’avais très envie d’aller m’enfermer dans une pièce au sous-sol. Je n’ai pas perdu de temps. Dès que Saï est entré dans la pièce, je suis entrée après lui et j’ai fermé la porte.

Il n’était pas très content. Quoi? Bien oui, je savais que nous ne pourrions plus sortir si je fermais la porte. C’était ça l’idée. Saï a fini par m’apprendre que Kadaj m’avait mise sur dominate et que c’était pour ça que j’agissais étrangement (il m’a aussi parlé d’une certaine Jasna, une vampire qu’il ne portait pas particulièrement dans son cœur, tout comme Kadaj). Alors il a fait je ne sais pas quelle magie sur moi et c’est pour ça que je trouvais tout normal? Mais il serait arrivé quoi si Saï et Reno n’étaient pas arrivés? Kadaj m’aurait charcutée sans que je ne puisse me défendre et après il m’aurait disséquée pour être certain que je ne cachais pas autre chose? Je serais sans doute morte. Ça m’apprendra à vouloir faire confiance à des vampires…


J’ai mentionné à Saï que j’avais voulu parler à Clément avant de prendre une décision. Nous ne pouvions pas sortir pour l’instant, mais Kadaj était en route alors dès que la porte a été ouverte, nous nous sommes téléportés à côté de mon cheval. Il était assis, dans un petit salon et… il buvait du thé. Je ne sais pas comment il était arrivé à tenir le bol qui lui sevrait de tasse, mais il y parvenait.

En pleine panique, j’ai tenté de raconter à Clément ce qui s’était passé. Je pense qu’il était aussi scandalisé que moi j’étais traumatisée. Saï a décidé de nous téléporter dans une clairière. Si je n’avais pas eu aussi peur, j’aurais apprécié la beauté de l’endroit. Il m’a demandé si je voulais qu’il aille chercher Merlin. Son avis sur la situation ne serait pas de trop, alors j’ai dit oui et il est reparti.

mercredi 26 octobre 2011

Je suis un danger public...

Nous sommes partis au manoir de Margaret. Tout d’abord, nous n’y avons trouvé que des meubles abimés, des pièces brûlées, parfois du sang séché et des cadavres brûlés (aka des squelettes).

Puis Reno a dit que Kit était là. Le mari de Margaret? Je me demande quelle va être sa réaction… Reno était d’avis que nous devions lui dire la vérité. Bien entendu. Je n’ai jamais eu l’intention de prétendre être sa femme.

Kit était dans la salle de bal, occupé à regarder le plafond. Reno s’est avancé vers lui. Moi j’ai tenté de me fondre dans le décor. J’appréhendais un peu sa réaction. Si je n’étais vraiment pas sa femme, qu’allait-il faire? Ou si, contrairement à ce que la carte avait révélé, je l’étais? Car j’entretenais toujours l’espoir de l’être. S’il s’avérait que j’étais elle, beaucoup de mes questions trouveraient réponses.

Dès que Kit m’a vue, il s’est rendu très vite à côté de moi. Euh, tous les vampires sont-ils aussi rapides? Il a caressé ma joue d’une main et m’a rapprochée de lui avec l’autre. Je pensais qu’il allait m’embrasser. J’étais plutôt mal à l’aise et je m’apprêtais à lui dire que je n’étais peut-être pas sa femme quand il s’est penché vers moi et m’a mordue dans le cou. Une chance que ça n’a duré qu’un instant, parce que Saï avait l’air prêt à attaquer Kit pour me défendre. Marié ne comprenait pas pourquoi il en faisait tout un plat. Elle a dit qu’il arrivait à Reno de le faire et que ce n’était pas désagréable. Ok, trop de détails…

Quand Kit m’a lâchée, il a dit que j’avais la même odeur que Margaret, mais que mon sang ne goûtait pas la même chose, qu’il n’était pas humain. Alors je suis une amnésique qui est quelque chose de pas naturel? Génial. Je n’ai pas pu m’empêcher de m’excuser auprès de Kit de ne pas être Margaret. J’ai souhaité jusqu’à la dernière minute être elle. J’aurais tellement voulu l’être, si vous saviez…

Kit voulait repartir chez lui pour continuer à chercher sa femme. Reno l’a donc téléporté. Saï a reçu peu après un message de Reno lui disant qu’il n’y avait plus personne (vivant ou vampire) au manoir de Kit. Nous devions rester en stanby au cas où il se passerait quelque chose, mais nous nous sommes finalement séparés en équipes pour aller explorer le manoir. J’étais avec Saï et Catherine et nous avons choisi le sous-sol. Ça n’a pas été désagréable de sortir de ma zone de confort (aka ne pas être collée à Merlin ou à Clément) et ça me permettrait d’apprendre à mieux connaître les autres.

Quand nous nous sommes tous retrouvés, nous avons mis en commun nos trouvailles : il y avait une croix, un cœur et un collier. Il y avait une illusion sur le collier et j’ai réussi à la voir. Saï m’a demandé comment j’y arrivais. Même réponse que d’habitude : je ne sais pas.

Après un petit intermède, nous avons poursuivi les recherches. J’ai fouillé le rez-de-chaussée avec un Satch qui refusait de lâcher Merlin. Qu’est-ce que ça serait s’il savait ce que Merlin prévoyait de faire? Satch a trouvé une sphere et ça l’a mis dans tous ses états. Moi je ne comprenais pas trop et j’ai eu l’air de lui faire pitié. Quoi? Ce ne sont pas juste des sphères avec de la magie qui rendent plus forts quand on les insère dans des sphere holders? Selon Satch, c’était des âmes qui étaient enfermées dedans. Alors ce sont les âmes les sources de la magie? C’est tordu…

Clément avait aussi trouvé une sphere (ce cheval ne cessera jamais de m’étonner), alors quand je l’ai retrouvé, j’ai mis sa sphere dans mon sac avec l’autre.

Marié et Reno ne revenaient pas alors nous sommes allés les chercher au sous-sol. Il y avait une seule porte fermée que nous ne pouvions pas ouvrir. Wolf a réussi à y entrer en se transformant en fumée, mais le problème n’était pas réglé. Merlin a dit que c’était de la magie démonique et qu’un prêtre pourrait faire quelque chose. Axel a répondu qu’il pourrait seulement purifier.

Merlin n’était pas enchanté à l’idée de travailler avec un vampire, alors je me suis proposée. Mais devant mon pas-de-succès de communication avec Clément qui s’est évanoui, Merlin a finalement accepté de collaborer avec Axel.

Nous sommes tous montés au rez-de-chaussée pour les laisser travailler et nous nous sommes couchés. Quand nous nous sommes levés, j’ai réussi à faire apparaître de la nourriture pour tout le monde. Clément a été fier de moi. Yééé. Ça compense un peu pour mon fail de la veille.

En début d’après-midi, Merlin et Axel ont finalement réussi à ouvrir la porte, mais tant qu’à entendre les remarques de Marié sur ce qui s’était passé dans la pièce, j’aurais préféré qu’elle reste fermée.

Nous avions décidé d’aller dans une auberge le temps d’avoir des nouvelles de Kalas et d’Aram, nous avions même choisi une ville neutre, mais nous sommes finalement allés chez Armand, un chef de clan (chef de clan c’est comme général?), pour que Catherine puisse se nourrir.

Le Armand en question parlait très lentement. C’est endormant… Comment fait-il pour se souvenir de quoi il parlait rendu à la fin de sa phrase?

Il y avait là-bas des serviteurs plutôt creepy qui avaient pour habitude, selon ce que j’ai compris, d’espionner les gens durant leur sommeil (et possiblement de les interrompre si j’ai bien compris Satch). Je ne sais pas pourquoi, mais ils ont semblé se prendre d’affection pour moi. Il y en a un qui s’est mis à flatter mes cheveux et mon épaule. Euh… Merci d’aimer mes cheveux, mais ce n’était pas nécessaire de vous montrer aussi familier… J’ai aussi eu droit à un serviteur personnel qui m’a servi le thé, qui a choisi un biscuit spécial pour moi… Pourquoi vous êtes autant après moi? Ça me rend mal à l’aise…

Pendant que nous prenions nos rafraîchissements, j’ai commencé à entendre une voix qui me disait «touche-moi, prends-moi», mais le problème était que j’étais la seule à l’entendre et j’ai passé pour une folle en le disant aux autres. Alors je suis quelque chose de pas humain amnésique et schizophrène…? Wouhou…

Au moins, je n’étais pas la seule à agir bizarrement. Wolf voulait absolument la ceinture de Sereya. Ils ont fini par sortir tous les deux. Rêverie, elle, voulait la ceinture de Saï. Il a enlevé les spheres dessus et il lui a donnée. Elle me l’a aussitôt lancée. Dès que je l’ai eue en main, je me suis sauvée. Saï m’a rattrapée et a essayé de m’empêcher de partir. J’ai utilisé ma magie contre lui (vous savez, celle que je ne maîtrise pas?), mais au lieu de le blesser, j’ai appris quelques points importants de sa vie. Euh…

Puis je me suis endormie et quand je me suis réveillée, j’étais attachée sur le divan. Euh, pourquoi je suis attachée? Ils avaient aussi fouillé dans mon sac pour en apprendre un peu plus sur ce qui avait causé mon état. Reno m’a félicité pour mon gant. Oui, il est beau, et alors? On m’a demandé pourquoi je voulais la ceinture de Saï. Mais je m’en fous de sa ceinture. Tout ce que je voulais c’était… Tout ce que je veux c’est cette sphere dans la main de Reno… Je veux cette sphere… Je suis attachée? Pas de problème…

J’ai décidé de faire brûler la corde et il en a résulté un gros kaboum. J’ai à peine été blessée par le feu et l’explosion et j’ai tout de suite pu partir à courir après Reno, qui était sorti de la pièce avec Marié dans ses bras.

Mais je me suis encore endormie avant d’avoir atteint mon but et je me suis réveillée avec une douleur inexplicable au visage. Ow… Pourquoi vous m’avez frappée, Marié? Je suis une voleuse…? Quoi? Mais qu’est-ce que je suis censée avoir volé…? Le gant? Euh, c’est parce qu’il est à moi… Il était dans mon sac depuis le début… Sereya a dit qu’il était à elle et que je lui avais volé? That little bitch… Elle ose m’accuser de lui avoir pris le gant… Le gant est à moi… Ah oui? Je ne vois pas ton nom marqué dessus... Étrangement, quand Axel a fait un sort pour empêcher les mensonges, elle n’a plus été capable de l’affirmer. Mais moi non plus d’ailleurs…

Mais cette histoire avec le gant était le cadet de mes soucis. Mon explosion avait tué deux personnes et pas n’importe lesquelles : Rêverie, la princesse des elfes bleus et Satch, le père de Wolf et l’archiduc des elfes rouges. Je ne me suis pas seulement sentie petite à ce moment-là, j’aurais voulu être morte. Plus jamais je n’oserais regarder Wolf en face (au moins il était parti avec les corps alors le moment de la confrontation était retardé). Et qu’est-ce que je pourrais bien dire aux parents de Rêverie? J’ai tué votre fille, mais c’était un accident…? Je suis désolée…?

Reno m’a demandé si je m’opposerais à être enfermée le temps que tout soit clarifié. Non, pas du tout, au contraire! Enfermez-moi, attachez-moi, achevez-moi! Clément n’était pas trop d’accord. En communiquant avec lui, j’ai appris qu’il y avait eu un démon sur les lieux. Mais Saï, qui était un chasseur de démon, n’avait rien senti. Malheureusement, Saï était parti rejoindre Kalas et Aram (et Merlin avec lui).

J’ai donné le symbole religieux qu’il y avait dans mon sac à Clément (apparemment c’était à lui; il m’a aussi affirmé que le gant était vraiment à moi) et avec il a pu nous dire que le démon était dans la poche de Reno, dans la sphere que j’avais tant désirée. Il m’a aussi appris que si les vampires/hunters/toges rouges en avaient après moi, c’était à cause du gant et des artefacts que je sentais sous ma peau. Mais encore mieux : ils m’en voulaient déjà avant ça, mais je n’avais jamais voulu en parler à Clément. Et maintenant il est un peu trop tard pour savoir pourquoi…

La situation commençait vraiment à être désespérée. Ça ne plaisait pas à Clément, mais nous n’avions pas le choix de faire confiance aux vampires Jamais nous ne réussirions à nous en sortir seuls. J’allais devoir leur parler des artefacts si je voulais en apprendre plus sur eux. Mais étape #1 : retour au manoir d’Astasie (au moins, cette petite p…, je veux dire Sereya, restait ici avec Axel et Catherine). Je devais essayer de récupérer mon gant de Reno et ensuite, m’enfermer dans ma chambre pour gosser avec mes artefacts. Tout le monde comprendrait que j’avais besoin d’être seule, alors ça serait l’occasion parfaite. Ensuite, discussion avec Kadaj sur les fameux tests qu’il avait faits sur moi…

samedi 1 octobre 2011

Le mangeux d'âmes au service de Dieu

Les jours passent, mais je suis toujours aussi perdue...

Marié était fâchée parce que chibi Saï était debout à une heure tardive. Elle a dit que ce n’était pas Noël et que Reno n’était pas Jésus. C’est quoi Noël et c’est qui Jésus?

Je pensais que chibi Saï était le fils de Reno, mais il est en fait le fils de Saï. Vu la ressemblance et le nom c’est logique, mais pourquoi c’était le contraire qui était dit?

Et comment fonctionnent les sphères exactement? Je comprends que ce sont des boules à insérer dans des trous appelés «sphere holder» qui sont dans des vêtements ou des accessoires et qui rendent plus fort, mais encore…? Car je suppose que ce ne doit pas être aussi simple que de faire un trou dans un chandail et de mettre une sphère dedans…

Au manoir, «Tristan» (qui s’appelle en fait Merlin) m’a aidé à communiquer mentalement avec Clément. Ce n’était pas si difficile que ça, mais je n’étais pas très douée pour le faire subtilement. Aram m’a dit carrément que je n’étais pas très bonne, que je «faisais des faces» quand je parlais à mon cheval. Laissez-moi une chance. Je fais ça depuis environ deux minutes, pas depuis des années comme Saï et Reno.

J’ai aussi rencontré Ariste, le maître de Wolf, ou plutôt j’ai rencontré son corps qui habite l’âme de son fils, Ari. Mais ici encore, ne me demandez pas le pourquoi du comment. Je me trouvais dans le jardin quand je l’ai vu pour la première fois. Il rapportait trois cadavres avec lui, deux qui faisaient partie du clan des vampires et un autre qui était le sien.

Le seul corps qui était toujours vivant était très mal en point alors nous avons essayé de convaincre «Tristan» de faire quelque chose. Il a plutôt dit que c’était moi qui devrais faire quelque chose. Je n’avais aucune idée de ce que je pouvais faire à part probablement pas grand-chose, mais j’ai quand même tenté une imposition des mains pas très convaincue. Il faut croire que penser «guéris, guéris, guéris» était ce qu’il fallait faire, parce que ses blessures se sont refermées un peu.

Je suis allée me coucher après, pour me faire réveiller par beaucoup d’agitation. Le manoir de Margaret avait été attaqué et tous ses gens étaient rendus ici. J’ai voulu bien faire en allant les voir. Je pouvais guérir, alors autant en profiter. J’ai eu à moitié du succès : j’ai réussi à soigner, mais aussi à faire apparaître un chien. Euh… Ok. Alors «guéris, guéris, guéris» ce n’est pas suffisant…

J’ai causé toute une commotion quand je me suis fait reconnaître, surtout que j’avais utilisé de la magie. Note à moi-même (merci quand même Aram de m’y avoir fait penser) : ne plus faire ça en présence de «mes» gens. J’ai appris par une petite fille qui s’appelait Sophie (ma femme de chambre?) que le manoir avait été attaqué pendant que mon second et ma troisième et le deuxième de Kit n’étaient pas là. Je crois qu’elle avait à peine eu le temps d’ouvrir la porte que les attaquants étaient entrés.

Sur suggestion d’Aram, je suis allée faire acte de présence pour rassurer tout le monde. À coup de «pate-pate» et de paroles compatissantes, je crois avoir assez bien réussi. Mon seul vrai défi était que personne ne se rende compte que je n’étais pas morte. La magie, je pouvais lui trouver une excuse bidon, mais le cœur qui battait? Non, non, mon cœur ne bat pas. C’est dans votre tête…

Je voulais tellement me rendre utile que quand Sereya est venue me demander de l’aide pour immobiliser Axel (un des cadavres qu’Ari/Ariste avait rapportés), qui était un espion selon Saï, j’ai dit oui tout de suite. Je suis allée l’attendre au sous-sol et dès qu’Axel est entré dans la pièce où je me trouvais, je l’ai attaché avec des chaînes. Je l’ai laissé avec Sereya et je suis remontée.

J’ai croisé Wolf, qui traînait mon chat très amoché sur son dos. Il m’a dit que celui-là était le vrai Tristan et qu’il savait que l’autre n’était pas son frère. Vraiment? Pour ce que ça valait, j’ai tenu à préciser que j’étais vraiment amnésique. Je ne tenais pas à me mettre qui que ce soit à dos. Déjà que s’ils apprenaient que tous les vampires/hunters/toges rouges étaient contre moi…

Nous avons eu une réunion (encore). J’ai appris qu’il y avait deux Axel et que celui que nous avions était le vrai. Alors j’ai contribué (très indirectement mais quand même) à ce qu’un pauvre innocent se fasse torturer? Je vais définitivement devoir aller m’excuser auprès de lui.

J’ai profité de l’occasion pour plaider pour la vie de mon chat. Saï m’a dit qu’ils ne tuaient pas des gens pour vrai (vous en tuez pas pour vrai alors?), qu’ils allaient juste le punir. Je ne sais pas s’il était sérieux et s’il l’était, jusqu’à quel point, mais une punition était quand même mieux qu’une condamnation à mort. Mais s’ils apprenaient que Merlin planifiait de tuer Tristan, la réponse risquait de changer. Je ne peux pas dire que j’approuvais que Merlin veuille tuer un pauvre type inconscient, mais il est… je crois qu’il est mon ami, alors je ne veux pas qu’il se fasse tuer.

Tout le monde s’est retrouvé avec une tâche précise à faire :

-Reno partait chercher le faux Axel avec Marié.

-Sereya allait dans le désert avec Aram pour chercher Ar (?).

-Saï allait porter son fils chez les tengus (là où était Yasmina)

-Kalas allait rester avec moi pour que nous trouvions quelqu’un de «mon» clan qui pourrait nous accompagner au manoir de Margaret.

Le seul qui aurait pu nous accompagner s’appelait Albert (je crois que c’est peut-être un des top domestiques de Margaret), mais il était cloué au lit. Nous ne pourrions donc compter que sur nous-mêmes.

Je suis allée m’informer auprès de Faust de l’état d’Ari. Il s’en sortirait, mais l’opération n’avait pas été facile. J’aurais bien voulu qu’il me dise comment des intestins pouvaient se mêler, mais Kalas n’était pas intéressé à entendre la réponse. Quoi? Faust, lui, n’aurait éprouvé aucun problème à me le dire. Il est un drôle de spécimen, très excentrique. Et c’est un des grands généraux…

J’ai pu aller m’excuser auprès d’Axel, qui ne m’en voulait absolument pas. Avoir eu le temps de lui parler avant, je n’aurais pas accepté d’aider Sereya. Il est vraiment trop doux et gentil. Nous avons pris pour lui des nouvelles de son père (Émeric) auprès de Faust. Il recevait en ce moment des doses massives de sang et il s’en sortirait aussi.

Finalement, je me suis laissée convaincre par Marié d’aller dans le désert avec elle et Sereya, pendant que les hommes étaient occupés ailleurs. Elle est sortie demander à Faust s’il pouvait nous téléporter et quelques minutes plus tard, nous étions rendus sur la corniche d’une montagne et Marié était endormie et quand je dis endormie, c’est endormie. Rien ne l’a réveillée.

Nous sommes descendus vers un feu. Il y avait une petite fille devant. Nous n’étions pas si près d’elle quand j’ai senti une dague sous ma gorge et une voix qui m’ordonnait de ne pas bouger et de dire à mes compagnons de reculer.

L’homme sous la capuche était le Ar que nous cherchions. À défaut d’être hostile, Ar n’était pas très réceptif à nos arguments. La discussion ressemblait vraiment à :

-Viens avec nous!

-Non!

-Viens avec nous!

-Non!

-Viens avec nous!

-Non!

Je n’ai pas réussi à sortir grand-chose d’intelligent. Je savais que nous devions aller chercher Ar, mais pourquoi déjà? Sereya avait l’air de bien le connaître. Elle lui a demandé s’il se souvenait de ce qui s’était passé il y a deux semaines. Il lui a répondu qu’il avait toute sa mémoire, que c’était moi qui n’avais plus rien. Qu’est-ce qui m’a vendue? Mon constant air perdu ou mon tatouage dans le front «Je suis amnésique»? Elle lui a aussi parlé d’une Lyra (sa femme?), mais Ar lui a répondu qu’il n’y avait plus de Lyra, à cause de vampires.

Finalement, nous avons été sauvés par Reno. Ar n’avait pas l’air enchanté de le voir, mais il s’est laissé convaincre de nous suivre. J’ai réussi à sortir un truc intelligent… enfin je crois. Je lui ai demandé s’il pensait vraiment pouvoir offrir une vie de sécurité à ses enfants en fuyant toujours? J’espère que ça aura aidé, même si c’est Reno qui a fait le gros du travail. Ar nous a donc accompagnés chez Astasie, mais il ne voulait pas être mêlé aux histoires de vampires, ni que qui que ce soit s’approche de ses enfants, Talia et le petit Aram.

Quand nous sommes revenus au manoir, j’ai finalement pu m’occuper de Timothée. En restant avec ces vampires, je savais que je devrais beaucoup voyager et comme Timothée était sous ma responsabilité, je ne voulais pas l’abandonner à lui-même. Je suis allée demandée à Astasie s’il pouvait occuper ici des fonctions de pages durant mon absence. Elle m’a dit qu’il n’y avait pas de problème et quand je lui ai ramené Timothée, elle lui a expliqué qu’il s’occuperait de Nightmares et qu’il serait aussi au service de quelqu’un.

Nous sommes allés voir le quelqu’un en question, Hector. Je ne sais pas trop quelles sont ses fonctions ici à part rester au lit et faire semblant d’être souffrant. Il n’était pas enchanté de la situation, mais il n’avait pas d’arguments à opposer. Astasie m’a dit après qu’il avait de l’expérience avec les enfants et que s’il n’était pas content, c’était seulement parce qu’il ne pourrait plus batifoler avec les servantes.

Après, nous avons eu une autre réunion. C’est Marié qui est venue me chercher. Elle m’a dit qu’ils voulaient poser des questions au corps d’Ariste. Pour avoir plus de chance de faire un bon brainstorming, elle est aussi allée chercher Gabrielle, Sereya et Aram, même si selon elle, Aram égalait plans de merde.

Je ne comprenais pas trop comment nous pourrions poser des questions à un corps et surtout pourquoi nous devions le faire, mais j’avais seulement mal compris : il s’agissait du cor d’Ariste, pas de son corps.

Les questions qui ont sorti furent :

-Où était Lunas?

(Mais qui est Lunas et pourquoi est-il si important?)

-Où était la vraie Margaret?

Reno avait une carte magique qui indiquait un point quand on mettait une image dessus. C’est ce qui a été fait pour Margaret et un point est apparu au sud de Rama. Ça aurait été beaucoup trop simple que je sois Margaret, n’est-ce pas? Maintenant je dois repartir à zéro. La même chose a fonctionné pour Catherine (qui est Catherine?), qui était enfermée au sous-sol du manoir dans une pièce magique, mais pas pour le fameux Lunas. Un certain Didier, un hunter qui courait après Yasmina pour peut-être une histoire de vengeance, se trouvait assez près d’où Margaret était censée être. Coïncidence…?

Kalas et Aram allait s’y rendre en éclaireurs pour un maximum de 2 jours. Si jamais Margaret se trouvait sur le territoire d’un des généraux de Bélial (le chef d’un autre clan de vampire?), Aram ferait figure officielle. En attendant, nous allions aller au manoir de Margaret.

J’allais chercher Clément et Merlin, quand on est venus nous avertir qu’une délégation d’elfes rouges était arrivée. Parmi eux se trouvait le père de Wolf et de Tristan, qui n’était intéressé par rien d’autre que d’aller voir ses fils. Tout le monde est parti. Je ne savais pas trop quoi faire et je crois que Kalas non plus, alors nous sommes allés jouer aux cartes.

J’ai pu discuter un peu avec lui. Il m’a confirmé qu’il y avait toujours autant d’agitation ici. Il m’en a aussi appris un peu sur lui. Il se trouvait ici depuis deux mois. Il était (et ce sont ses propres mots) un mangeux d’âmes. Il travaillait pour le dieu de la mort, mais s’était fait pogner par Dieu, qui lui avait ordonné d’aller aider une bande de vampires. Étrange…

Nous étions en train de jouer quand le père de Wolf est entré dans la pièce, suivi d’un elfe qui essayait tant bien que mal de le calmer. Le père de Wolf ne voulait pas repartir sans ses enfants et il essayait de convaincre l’elfe de dire à sa femme qu’il l’avait perdu en cours de route. Il y a eu un petit malaise quand il nous a vus Kalas et moi. Et il m’a regardée bizarrement. Parce que j’étais un nouveau visage ou parce qu’il pensait m’avoir déjà vue quelque part?

Après ça, je suis allée chercher Clément (toujours aux prises des deux fillettes d’Aram et de Gabrielle) et Merlin. Merlin n’avait pas trop envie de m’accompagner, mais je ne lui ai pas laissé le choix. J’espère qu’il ne m’en voudra pas trop, mais je ne peux pas le laisser ici, surtout qu’il ne demanderait pas mieux qu’un malencontreux accident arrive à son jumeau…

samedi 27 août 2011

Ma jument s'appelle Clément

Ce n'est pas encore fini. Il est très possible que je me sois trompée (je n'ai pas pris beaucoup de notes et ça fait longtemps). Pour ce que je n'étais plus sûre que Morrigan savait, j'ai préféré laisser ça vague. Enjoy.


Finalement, j’ai revu la folle, qui était avec des gens tout aussi fous qu’elle. D’accord, c’est peut-être un jugement trop rapide. Certains avaient l’air plutôt sains d’esprit. De qui je devrais me méfier le plus, des fous qui ont l’air fous ou des fous qui cachent qu’ils le sont?

J’ai décidé de les accompagner. Soit je suis vraiment cette Margaret, soit je lui ressemble. Dans un cas comme dans l’autre, ma vie serait sérieusement en danger si je m’aventurais dieu-sait-où avec cette tête.

Au manoir d’Astasie, j’ai rencontré quelqu’un qui me connaissait, un autre amnésique. Génial. Alors mes plus grandes chances d’en apprendre plus sur moi-même viennent d’un cheval complètement découragé par mon incapacité à le comprendre et par quelqu’un qui ne sait même pas qui il est?

Le quelqu’un en question, de qui j’ai d’abord seulement pensé qu’il avait de drôles d’habitudes d’hygiène (je ne crois pas avoir jamais vu quelqu’un se lécher pour se laver, ou peut-être que oui, mais je ne m’en souviens pas), n’était pas vraiment amnésique. Il pensait que j’étais là pour l’aider à partir et a été très déçu d’apprendre que j’étais vraiment amnésique.

Mon «nouvel ami» s’appelait «Tristan» et pouvait se transformer en chat, ou plutôt c’était un chat qui pouvait se transformer en elfe. Selon lui, je m’appellerais Morrigan et je faisais plein de magie. Et j’étais contre les vampires, les hunters et les toges rouges.

(Plus tard, je me suis rendue compte que j’avais mal compris. Ce n’était pas moi qui étais contre eux, mais eux qui étaient tous contre moi. Alors je suis entourée de gens qui veulent ma peau et si je me sauve je vais tomber sur d’autres personnes qui veulent me tuer? Wouhou.)

Il m’a appris que le nom de Lady était… Clément et que malgré les apparences, c’était un mâle. Alors… J’ai un cheval qui a l’air d’une femelle et il/elle s’appelle Clément? Perturbant. Tristan avait vraiment l’air de connaître des choses précises à mon sujet : j’avais un tatouage dans le dos, je possédais un gant plutôt étrange et le plus important, j’aimais le chocolat. Comment ais-je pu survivre tous ces jours sans me rappeler de ça?

Il m’a aussi parlé de Fenrir, mon possiblement supposé fiancé. C’était un type que je voyais, ou plutôt qui se trouvait toujours «par hasard» sur mon chemin. Il m’offrait des fleurs et ce genre de choses. Il m’avait fait la demande, mais j’aurais refusé. Alors était-ce lui mon fiancé ou un autre? Ça serait encore meilleur : un mari, un fiancé et un prétendant.

Nous allions penser à un moyen de nous enfuir, mais en attendant, j’ai accepté de faire un tour du manoir avec le chef de clan, Réno. J’ai rencontré un hunter qui s’appelait André, mais ne me demandez pas ce qu’il faisait ici. Je pense que je ne le comprendrais pas même si on me l’expliquait. Vampires + hunters = ennemis, alors…?

J’ai aussi parlé avec celui qui s’appelait Kadaj. C’est là que nous nous sommes rendus compte que c’était grâce à ma bague que je n’avais plus d’aura de vivante. Pratique pour frayer au milieu de gens qui sont mes ennemis…

J’ai préféré en dire le moins possible. Si ces gens étaient vraiment mes ennemis, mieux valait rester vague : je me suis réveillée, complètement amnésique, au milieu de ruines. La, la, la… Kadaj a fait des tests pour voir ce qui clochait avec moi. Je ne sais pas trop ce qu’il comptait accomplir en mettant ses doigts sur mes tempes, mais je crois qu’il a réussi. Quand j’ai rouvert mes yeux, il avait eu le temps de prendre un tas de notes. J’espère que ce n’était pas une mauvaise idée…

Je ne souffrais pas d’une malédiction connue. Yééé? Soit ma mémoire avait été effacée, soit elle avait été enlevée. Si elle avait été enlevée, nous pourrions la retrouver et la replacer. Au nom du ciel, comment fait-on pour retrouver une mémoire? Placer une annonce? Je vois ça d’ici : La mémoire de Margaret/Morrigan a été kidnappée. Récompense a celui ou celle qui la retrouvera.

En attendant, je pouvais toujours aller voir Astasie. Kadaj a dit qu’elle pouvait contacter mon «mari». En le rencontrant, je serais au moins fixée sur le fait que je sois ou pas Margaret. En remontant, nous sommes tombés face-à-face avec Clément, qui essayait de descendre les marches. J’apprécie ta dévotion, mais tu en fais un peu trop. J’ai tellement dû avoir l’air d’une folle devant Kadaj, à répondre aux mimiques de Clément.

Astasie m’a dit qu’elle n’avait pas de nouvelles de Kit depuis quelques jours. Elle n’était pas certaine que ce soit une bonne idée de le contacter tout de suite. Si j’étais Margaret, il allait vouloir me ramener avec lui et ne plus me quitter. Elle l’a qualifié d’obsessif, même s’il était libertin avec moi. Alors mon mari prendrait son plaisir de son côté (tout comme moi à ce que j’ai cru comprendre), mais qui en même temps serait totalement obsédé par moi? Est-ce vraiment sain comme relation?

Après il y a eu une réunion. Je n’avais pas trop rapport dedans, mais j’y étais quand même, complètement perdue. Il fallait aller chercher Ariste, ramener Marié et Yasmina, aller chercher Axel pour savoir ce qu’il se passait aux villes saintes… Il fallait aussi trouver un remplaçant pour Wolf (vous saviez qu’il était prince?), qui tenait absolument à être là quand son maître serait retrouvé. Mais je ne sais pas pourquoi il lui fallait un remplaçant, ni deux doses de quoi il avait manqué.

Le spectacle auquel j’ai assisté durant la réunion valait la peine que je sois aussi perdue. Spectacle? Oui, c’est de ça dont je qualifierais les interactions entre Reno, le chef de clan, et Sai, le chef du groupe. Tout d’abord, Sai s’est assis dans la chaise qui revenait à Reno, après que Reno lui ait dit qu’il pouvait le faire. Et à les écouter parler, ils avaient l’air de deux… Je me serais attendue à ce qu’un chef de clan, surtout un chef de clan vampire, soit imposant, autoritaire à la limite d’effrayant, mais Reno lui… Le qualifier d’attardé est peut-être un jugement trop hâtif alors je dirai simplement qu’il m’a semblé… très spécial.

J’ai pu discuter de ce que Kadaj avait découvert et dire que oui, je voudrais bien les accompagner. Je ne savais pas du tout qui nous allions chercher ni ou nous allions, mais je risquais d’en apprendre beaucoup en restant avec eux. Et qui sait, peut-être que je finirais par tomber sur quelque chose qui me rappellerait des souvenirs…? J’ai dû en décourager deux quand j’ai dit ça. Mais je dois avouer que j’étais de plus en plus intriguée. J’étais censée vouloir tuer ces gens, qui eux étaient censés être evil? J’avais bien envie de m’attarder un peu pour comprendre le pourquoi du comment, parce que jusqu’à maintenant, j’avais plus envie de rire que de tuer.


Wolf a dit qu’il sentait un sort entre le chat et mon cheval. Tristan a réussi à s’en sortir en disant que c’était tout récent. Il n’a pas eu le choix de révéler certaines choses que mon cheval lui avait dites : que son nom était Clément, qu’il me connaissait depuis longtemps et que mon nom à moi était Morrigan. Ça va être une amélioration de me faire appeler Morrigan au lieu de «mademoiselle«.

Nous allions partir vers 18 heures, alors j’avais le temps de me reposer un peu et surtout pour parler à Timothée. Il aurait bien voulu m’accompagner, il a dit que c’était son devoir, mais ça risquait d’être plutôt dangereux alors hors de question qu’il m’accompagne. Le pauvre petit avait peur de perdre sa place. Comment pouvait-il la perdre alors que je n’étais même pas sûre d’être sa maîtresse? Je l’ai rassuré en lui disant qu’il avait très bien fait son travail. Il m’a demandé s’il pouvait s’occuper aux écuries le temps de mon absence. Nous sommes donc allés trouver Astasie.

Elle était avec Évelyne. Ça ne lui dérangeait pas que Timothée reste. Comme Aram et sa femme avait deux jeunes enfants, Astasie a demandé à Évelyne d’emmener Timothée faire leur connaissance. J’ai compris le message. Elle voulait me parler seule à seule. Elle m’a mise en garde de façon très claire : si j’osais faire du mal volontairement à Reno, je le regretterais. J’ai bien voulu la croire. Le ton de sa voix m’a donné froid dans le dos…

Tout le monde s’est regroupé et les priorités ont été établies : aller chercher Marié et Yasmina, aller voir Axel et chercher Ariste (le maître de Wolf). Pour les deux premières, nous allions nous téléporter à côté de Sai jr (le fils de Sai?).

Mes premières impressions?

-Chibi Sai : Fils de Reno et élève de Sai. Mignon et serviable.

-Marié : Copine de Reno. Chiale beaucoup.

-Yasmina : Copine de Sai (par déduction).

-Sereya : Mère de Yasmina. À demi muette.

-Reno : Attardé en chef.

-Sai : Attardé en second.

Marié (tout un caractère) ne voulait absolument pas que Sai voit Yasmina alors Sai s’est téléporté et Marié et Reno sont partis après lui. Chibi Sai a fini par se réveiller et il a préparé le thé… que Clément nous a servi.

dimanche 24 juillet 2011

Fiche

Demande d'Amélie. Il y en a le speed dating plus bas.


Nom complet: ?

Âge: ?

Taille-poids: taille moyenne, poids x

Élément: ?

Race: Humaine?

Classe: ?

Cheveux: Blonds

Yeux: Bleus

Honneur: Sans doute

Arme préférée: ?

Jobs: Amnésique

Boss: ?

Couleur préférée: ?

Fleur préférée: ?

Animal préféré: ?

Met favori: ?

Dessert favori: ?

Breuvages favoris: ?

Habileté où elle est douée: ?

Habileté où elle est nulle: ?

Passe-temps: ?

Pires défauts: ?

Meilleure qualité: Être amnésique?

Personnes qu'elle aime: ?

Personnes qu'elle déteste: ?

Rêves: Retrouver la mémoire

Talent: Avoir l’air d’une folle quand elle parle à son cheval

Pas de talent : ?

Plus grande peur : ?

Ce qu'elle aime: ?

Ce qu'elle déteste: ?

Famille: Peut-être un mari et un fiancé… qui ne sont pas la même personne

Speed dating

Quel est ton emploi ?
Amnésique, c’est tout récent.

Quelle est la chose à propos de toi que tu aimerais révéler?

Ma jument s’appelle Clément.

Quelle était ta dernière relation et combien de temps a-t-elle duré?
Si je suis Margaret : je suis avec mon mari depuis plusieurs millénaires. Si je suis Morrigan, je suis possiblement fiancée.


Que cherches-tu dans une relation?
…Un homme qui ne soit pas aussi un amnésique?

Que crois-tu être la valeur la plus importante dans un couple?
L’honnêteté.

Voudrais-tu un jour te marier?
Je le suis peut-être déjà.

Désires-tu avoir des enfants?
J’en ai peut-être déjà.

De quoi es-tu le plus fière?
…Mon incapacité à comprendre mon cheval?

Crois-tu au coup de foudre?
Bien sûr que oui. Il est tout à fait normal qu’il y ait des éclairs dans le ciel lors pendant un orage. Même une amnésique sait ça!

Suis-tu la politique?
En tant qu’ancienne générale, je la suivais peut-être, mais en tant qu’amnésique, je m’en fous complètement.


Quel est l'objet que tu chéris le plus?
(Fouille dans son sac) … Mon fouet?

Quel est ton mois préféré dans l'année?
Ce sera celui où je retrouverai la mémoire.

Quel est le dernier livre que tu as lu?
Ce n’était certainement pas «Comment se protéger des trous de mémoire». J’aimerais bien lire «L’amnésie pour les nuls».

Quel type de musique écoutes-tu ?
Aucune dont je me souvienne.

As-tu des animaux ?
Oui, un étalon qui a l’air d’une jument.

S'il te restait 6 mois à vivre, que ferais-tu?

J’essaierais de retrouver ma mémoire.


Est-ce que la compatibilité sexuelle est importante pour toi?
Je ne sais pas si ça l’était. Ça dépendrait d’à quel point le sexe était important pour moi. Je pourrais toujours demander à mon mari et à mon fiancé…


Si tu recevais à souper, que ferais-tu?
Je testerais mes talents en cuisine en espérant qu’ils existent.

Décris tes vacances idéales?

N’importe où, en autant que tout me soit familier.

Es-tu matinale ou tardive?
Je ne me souviens pas de ce que j’étais avant. En ce moment, je me lève quand je ne suis plus fatiguée.

Aimerais-tu grimper une montagne ou traverser le désert?
Je ne me souviens pas avoir fait aucun des deux alors il faudrait que je teste.

Quel adjectif un ami utiliserait pour te décrire?
Amnésique.

Si tu pouvais aller vivre partout dans le monde, où irais-tu?
Avant mon amnésie je devais bien avoir un chez moi, non? Alors là.

Dans les souliers de qui aimerais-tu passer une journée?
Moi-même, la mémoire en plus.

dimanche 17 juillet 2011

Je crois que je faisais partie d'une secte

Quand on commence à décourager un cheval, est-ce que ça veut dire qu’on est tombé très bas?

Lady essayait de me faire comprendre des choses, mais je ne comprenais rien. Plus je réfléchissais et plus elle se décourageait.

Elle a «dit» que nous étions déjà allées quelque part ensemble. Quelques heures plus tard, elle nous ramenait aux ruines. Merci, j’avais déjà compris que nous nous étions trouvés ici en même temps.

Elle a dessiné une ile (oui, mon cheval dessine) par terre avec notre position indiquée. Selon les lignes qu’elle a tracées, nous étions allées partout.

Elle a aussi essayé de me faire comprendre autre chose, mais ça n’a pas très bien fonctionné. J’ai compris la partie «Timothée est petit et faible et nous deux sommes fortes», mais à part ça… Il y avait un truc avec des monstres et possiblement une course (ou une fuite?), mais Lady n’a aimé aucune de mes hypothèses : -Des monstres voulaient nous tuer?

-Nous nous sommes battues contre des monstres?

-Nous nous sommes enfuis devant des monstres?

Je l’ai tellement découragée qu’elle a fini par abandonner et nous sommes partis pour la très grande ville qu’elle avait indiquée sur sa carte. Elle avait l’air tellement abattue que je commençais à me sentir vraiment nulle. Mais comment je suis censée comprendre un cheval alors que je n’ai jamais fait ça de ma vie (Enfin je crois, je ne sais plus… Il commence à y avoir beaucoup de trous dans ma tête…)? La barrière de langue est très difficile à franchir.

Après avoir épuisé toutes nos rations, nous avons fini par arriver en ville. Les gardes à l’entrée m’ont dit que nous étions à Valdesor. D’accord, merci… Where the helle is Valdesor?

N’ayant pas d’argent, je n’aurais pas le choix de vendre quelque chose pour que nous puissions survivre. Lady ne voulait pas que je vende la bague, la vial ou le gant que j’avais trouvé. Il me restait donc une bouteille de parfum, un miroir et une robe. Je crois que je vais me préparer à mourir de faim…

Un homme m’a accostée dans la rue. Il s’appelait Roger et avait l’air de bien me connaître. Pourquoi me traitait-il en grande dame et surtout comment pouvait-il me connaître alors que je ne me connaissais pas moi-même? Il a dit que j’étais la Grande Margaret. Lady m’a fait comprendre que ça ne serait pas mon nom. Margaret, je veux bien le croire, mais «Grande»? J’avais des idées de grandeur ou quoi?

Il m’a parlé de Keith, mon mari. Mon mari? Alors en plus d’avoir un fiancé, j’aurais aussi un mari? Alors je suis une infidèle aux idées de grandeur? Est-ce que j’aurais commencé à fréquenter mon fiancé pendant un de ces périodes de séparation d’avec mon mari, que Roger a mentionnées?

Roger m’a dit que sa maîtresse, Évelyne, pourrait faire quelque chose pour moi, mais elle se trouvait dans une autre ville. Je ne savais pas si l’histoire de Roger était vraie, mais nous n’avions nulle part où aller et surtout rien à manger alors nous l’avons suivi à son auberge, en attendant que sa maîtresse arrive.

Il a fait préparer un plateau de nourriture pour Timothée et moi, mais quand est venu le temps pour moi de manger, il a roulé ses manches de chemise et m’a tendu un bras. Euh… Devant ma confusion, au lieu de s’expliquer, il a déboutonné sa chemise pour découvrir un peu son cou. Euh… Devant ma confusion encore plus grande, il s’est excusé en disant que Timothée et moi voulions sans doute de l’intimité et qu’il allait revenir plus tard. Euh… Ça le gêne de voir d’autres personnes manger?

Quand Roger est revenu, j’ai passé les heures suivantes à discuter avec lui de tout et de rien jusqu’à ce qu’il sorte en disant que sa maîtresse venait d’arriver. Comment il peut le savoir? Timothée s’était endormi depuis un moment, alors j’en ai profité pour l’installer dans le lit.

La maîtresse de Roger était… «Complètement folle» est peut-être un peu cruel, mais c’est sans doute ce qui se rapprochait le plus de la réalité. Soit elle était trop forte, soit c’était moi qui était trop faible : elle m’a tapoté la main et ça faisait mal. Elle s’est étonnée de la chaleur de ma peau. Euh… À ce que je sache, c’est normal. Tout le monde dégage de la chaleur, non?

Elle m’a aussi parlé de mon «mari», avec qui j’étais depuis environ 7000 ans. Nos périodes de séparation d’un siècle ou deux servaient à entretenir notre passion. L’exagération, vous connaissez?

Mais le pire ça a été quand elle m’a demandé si je me nourrissais de Timothée. Euh… ew! Au moins, elle a eu l’air scandalisée à l’idée que je puisse le faire, mais pourquoi a-t-elle ressenti le besoin de me poser la question? Et pourquoi des pommes et du fromage devraient avoir un goût affreux?

Je la trouvais déjà étrange, mais c’est après ce qui suit que j’ai su que mon hypothèse du début était vraie. Elle a collé sa tête sur ma poitrine (euh, very unwanted physical contact?!) et a été complètement démoralisée d’entendre mon cœur battre. Ça aussi c’est normal, non?

J’ai commencé à avoir très peur quand elle s’est mise à parler de me rendre à mon état de morte comme si c’était normal et surtout quand elle a dit que mon mari se ferait un plaisir de me tuer.

Euh… De quelle organisation je faisais partie pour qu’on parle de tuer ses membres comme si de rien était? C’est une secte satanique? Probablement, si certains membres dévorent parfois des enfants… Je ne sais pas qui est ce «chef suprême», ce Reno, ni comment je me suis ramassée pour être une de ses généraux, ni même si tout ça est vrai et je n’ai pas l’intention de rester pour le savoir.

J’ai réussi à faire croire à Évelyne que j’avais besoin d’être seule pour me reposer, alors quand je me suis retrouvée seule, j’ai pris Timothée dans mes bras et je me suis sauvée par la fenêtre. Je ne sais pas comment j’ai fait pour sauter du deuxième étage sans me péter la gueule, mais j’ai réussi.

Dans l’écurie, j’ai essayé de peine et de misère d’installer la selle de Lady, mais j’ai été tellement pourrie et j’ai fait tellement de bruit que j’ai réveillé Timothée et c’est lui qui s’en est occupée, en dix fois moins de temps que ça m’en aurait pris à moi. Après j’ai embarqué Timothée sur Lady et nous sommes partis. J’espère que je ne reverrai plus jamais cette folle et que je ne rencontrerai jamais ce Reno. Bande de malades…

jeudi 7 juillet 2011

Bonjour. S'agit-il de votre torse et si oui, s'agit-il de ma poitrine?

Ok...

Je me réveille dans un restant de manoir, ou de village, c’est selon le point de vue.

J’ai des armes plutôt étranges, un sac à dos qui contient des trucs plutôt suspects, pas d’argent bien sûr, des vêtements qui ont connu de meilleurs jours et j’ai la peau sur les os. Qu’est-ce qui m’est arrivé?

Je suis en fuite depuis des semaines? (d’où la maigreur)

Je me trouvais dans cet endroit quand il a été attaqué et je n’ai rien remarqué parce que j’étais trop occupée à… m’insérer des trucs de métal sous la peau? J’en ai compté six, dont un qui a un relief de visage. Je n’ai pas été capable d’en enlever un et ça faisait mal. Je vais réessayer plus tard…

Je dois avoir bu parce que je ne me souviens pas comment je suis arrivée ici. Ni même d’où je suis. Ça va finir par me revenir…

Pour l’instant, les seuls indices que j’ai me viennent d’un petit garçon qui a l’air aussi confus que moi et d’une jument beaucoup trop intelligente à mon goût.

Tout ce qu’il a pu me donner ça a été un morceau de papier en partie brûlé : Je vous envoie le jeune Timothée… cheval… cadeau de votre fiancé… Votre ami… Le nom à la fin était brûlé. Et… fiancé? Je n’avais pas de bague à part la creepy dans mon sac à dos.

Il ne pouvait pas s’agir de moi, mais la jument avait l’air de me connaître. Et Timothée cherchait sa maîtresse. Je n’aurais quand même pas bu (ou reçu un coup sur la tête) au point d’oublier que j’avais un page?

Timothée avait un médaillon sur lui et dedans, les deux portraits étaient à moitié brûlés. On ne voyait que le torse et le cou d’un homme aux cheveux blonds et la poitrine d’une femme blonde. Mais s’agissait-il de moi?

Comment s’en assurer?

À chaque homme blond que je rencontrerai, je demanderai : Bonjour. Est-ce que c’est votre torse et si oui, s’agit-il de ma poitrine?

Ça ne peut pas être moi. Pourquoi mon fiancé (je ne suis même pas fiancée de toute façon, je ne peux pas avoir bu au point d’oublier ça) m’aurait envoyé un cheval quand je ne sais même pas monter? J’avais l’air d’une attardée finie sur son dos. Une chance qu’elle savait ce qu’elle faisait, sinon nous n’aurions jamais pu échapper au villageois.

C’était quoi leur problème? J’ai à peine eu le temps de dire «bonjour» qu’ils se mettaient tous à crier et si j’étais restée, je crois qu’il m’aurait tuée, ou en tout cas fait très mal. Je ne pensais pas que des villages complets de xénophobes ça existait. Ils détestent les étrangers au point de blâmer tout le monde pour les actions d’une personne. Je n’ai jamais mis les pieds ici, alors comment vous voulez que je vous aie attaqués?

Comme si je n’avais pas assez de problèmes comme ça…

Des fous furieux qui me courent après sans raison… Un petit garçon perturbé… Et surtout, un cheval trop bizarre…

Je lui parle et j’ai l’impression qu’elle me comprend. En fait, je sais qu’elle me comprend. Je me sens vraiment comme une attardée à lui parler. Et en plus, elle me regarde comme si j’en étais une. Je suis sans aucun doute perturbée, amnésique temporairement sur certaines choses à cause d’un gros coup sur la tête ou d’un trop-plein de boisson qui ne m’a pas donné de gueule de bois, je ne le nie pas. Mais attardée? Certainement pas.

Et là, elle me boude! Et bien, désolée de ne pas avoir suivi mes cours d’apprentissage de cheval avec autant d’attention que je l’aurais dû!