Ok...
Je me réveille dans un restant de manoir, ou de village, c’est selon le point de vue.
J’ai des armes plutôt étranges, un sac à dos qui contient des trucs plutôt suspects, pas d’argent bien sûr, des vêtements qui ont connu de meilleurs jours et j’ai la peau sur les os. Qu’est-ce qui m’est arrivé?
Je suis en fuite depuis des semaines? (d’où la maigreur)
Je me trouvais dans cet endroit quand il a été attaqué et je n’ai rien remarqué parce que j’étais trop occupée à… m’insérer des trucs de métal sous la peau? J’en ai compté six, dont un qui a un relief de visage. Je n’ai pas été capable d’en enlever un et ça faisait mal. Je vais réessayer plus tard…
Je dois avoir bu parce que je ne me souviens pas comment je suis arrivée ici. Ni même d’où je suis. Ça va finir par me revenir…
Pour l’instant, les seuls indices que j’ai me viennent d’un petit garçon qui a l’air aussi confus que moi et d’une jument beaucoup trop intelligente à mon goût.
Tout ce qu’il a pu me donner ça a été un morceau de papier en partie brûlé : Je vous envoie le jeune Timothée… cheval… cadeau de votre fiancé… Votre ami… Le nom à la fin était brûlé. Et… fiancé? Je n’avais pas de bague à part la creepy dans mon sac à dos.
Il ne pouvait pas s’agir de moi, mais la jument avait l’air de me connaître. Et Timothée cherchait sa maîtresse. Je n’aurais quand même pas bu (ou reçu un coup sur la tête) au point d’oublier que j’avais un page?
Timothée avait un médaillon sur lui et dedans, les deux portraits étaient à moitié brûlés. On ne voyait que le torse et le cou d’un homme aux cheveux blonds et la poitrine d’une femme blonde. Mais s’agissait-il de moi?
Comment s’en assurer?
À chaque homme blond que je rencontrerai, je demanderai : Bonjour. Est-ce que c’est votre torse et si oui, s’agit-il de ma poitrine?
Ça ne peut pas être moi. Pourquoi mon fiancé (je ne suis même pas fiancée de toute façon, je ne peux pas avoir bu au point d’oublier ça) m’aurait envoyé un cheval quand je ne sais même pas monter? J’avais l’air d’une attardée finie sur son dos. Une chance qu’elle savait ce qu’elle faisait, sinon nous n’aurions jamais pu échapper au villageois.
C’était quoi leur problème? J’ai à peine eu le temps de dire «bonjour» qu’ils se mettaient tous à crier et si j’étais restée, je crois qu’il m’aurait tuée, ou en tout cas fait très mal. Je ne pensais pas que des villages complets de xénophobes ça existait. Ils détestent les étrangers au point de blâmer tout le monde pour les actions d’une personne. Je n’ai jamais mis les pieds ici, alors comment vous voulez que je vous aie attaqués?
Comme si je n’avais pas assez de problèmes comme ça…
Des fous furieux qui me courent après sans raison… Un petit garçon perturbé… Et surtout, un cheval trop bizarre…
Je lui parle et j’ai l’impression qu’elle me comprend. En fait, je sais qu’elle me comprend. Je me sens vraiment comme une attardée à lui parler. Et en plus, elle me regarde comme si j’en étais une. Je suis sans aucun doute perturbée, amnésique temporairement sur certaines choses à cause d’un gros coup sur la tête ou d’un trop-plein de boisson qui ne m’a pas donné de gueule de bois, je ne le nie pas. Mais attardée? Certainement pas.
Et là, elle me boude! Et bien, désolée de ne pas avoir suivi mes cours d’apprentissage de cheval avec autant d’attention que je l’aurais dû!

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire