J’ai eu la best meilleure mauvaise idée ever!
J’ai d’abord voulu en apprendre plus sur ces artefacts que j’avais en moi. Je me suis donc enfermée seule dans ma chambre et je me suis déshabillée. Je me suis ensuite tripotée un peu partout jusqu’à ce que je sois certaine de les avoir tous trouvés. J’en ai comptés six : sur l’avant-bras droit, sur le haut du bras gauche, au niveau de mon rein gauche, sur ma cuisse droite, sur mon mollet gauche et sur mon omoplate droite. Je me suis ouvert à trois endroits, mais je n’ai pas eu le courage de sortir ce que je voyais.
Ensuite, je me suis dit que je pourrais aller voir Kadaj. Je voulais voir les notes qu’il avait prises lors de ces fameux tests qu’il avait faits sur moi et il avait l’air d’en savoir beaucoup sur beaucoup de choses. Peut-être pourrait-il m’en apprendre plus sur mes artefacts…?
La best meilleure mauvaise idée ever, c’était ça.
Il avait l’air plutôt préoccupé, mais je suis quand même allée le voir et je lui ai exposé mes problèmes. Il m’a dit que nous devrions aller dans sa chambre pour parler en privé. Oui, surtout que je vais devoir me déshabiller… Oups, je crois qu’il m’a entendue…
Dans sa chambre, je lui ai donc parlé de ces artefacts que j’avais sous la peau. Je commençais à être un danger public pour tout le monde, alors il était temps que je commence à poser des questions. J’ai fait sentir à Kadaj l’amulette qui se trouvait dans mon avant-bras droit. Il a semblé perplexe, mais qui ne l’aurait pas été?
Il a presqu’eu l’air d’hésiter à me dire que nous allions devoir ouvrir mon bras pour y regarder de plus près. Ça n’est pas trop un problème : je l’ai déjà fait et ça se referme assez vite. Je crois qu’il n’a pas aimé que je dise ça. Il m’a demandé si j’avais bu récemment du sang de vampire. J’aimerais dire que non, mais je suis amnésique, alors… pas que je sache… Mais pourquoi j’aurais bu du sang de vampire?
M’ouvrir le bras était la seule solution, mais j’étais un peu hésitante. Était-ce vraiment une bonne idée de faire gicler du sang en présence d’un vampire? Il m’a dit qu’étant un vampire millénaire, le sang ne l’affectait pas de cette façon. Tant mieux. Et comme il disait avoir de l’expérience dans le domaine, j’ai préféré lui laisser faire l’incision.
La coupure comme telle n’a pas vraiment fait mal. Ce qui a fait mal, c’est quand il a décidé d’arracher l’amulette sans me prévenir. Ow… Un petit avertissement, ça ne vous tentait pas?
Je n’ai pas trop aimé son expression quand il l’a regardée, ni quand il m’a dit qu’il fallait m’enlever les autres. Euh… C’est parce qu’ils sont peut-être là pour une raison… Je m’en fous que vous n’ayez pas de patience aujourd’hui… Je pourrais avoir un délai de réflexion, non (Clément doit forcément être au courant, alors il vaut mieux que je lui en parle avant)? Non? D’accord… Je ne me sens plus très rassurée, alors je crois que je vais m’en aller…
Foutue vitesse de vampire… J’ai à peine fait un pas vers la porte que Kadaj était rendu entre moi et elle. Euh, j’ai un peu peur là… Ok, quelles sont mes options? La porte? Non, je ne réussirai jamais à contourner Kadaj. La fenêtre? Peut-être, mais je risque de me briser quelque chose. Lui lancer tout ce qui me tombera sous la main? Plus probable… Tiens? Je n’ai plus envie de m’en aller ou de lui créer des problèmes…
Après ça, je l’ai suivi jusqu’au lit et j’ai commencé à m’étendre dessus. Je trouvais ça tout à fait normal et je ne m’en faisais pas, mais quand je l’ai vu s’approcher avec la dague, j’ai commencé à me sentir un peu beaucoup mal à l’aise. Je ne suis plus certaine que j’ai envie de rester…
J’ai commencé à penser que j’allais mourir (après avoir beaucoup souffert), mais j’ai eu la vie sauve grâce à Saï et Reno. Ils se sont téléportés dans la pièce et après quelques instants de «euh, wtf qu’est-ce qui se passe», ma peur a pris le dessus et j’ai été capable de parler.
Au secours…
J’aurais voulu me lever et aller vers eux, mais j’en étais incapable. J’avais tellement peur que Kadaj réussisse à les convaincre que tout était normal et surtout que je le dise moi-même.
Sortez-moi d’ici…
Kadaj a dit que je faisais une blague. Le pire, c’est que j’avais envie d’approuver ce qu’il disait. À part le truc à propos du «vorlog». Supposément, j’en serais un. Mais c’est quoi un vorlog?
Saï n’a pas cru Kadaj. Il a dit que je ne lui avais parlé que quelques fois, pour entre autre lui dire «au secours» et «sortez-moi d’ici». J’étais heureuse qu’il me croit, mais si Kadaj réussissait quand même à les convaincre du contraire? Ou pire, s’il me demandait d’approuver ce qu’il disait?
Ce n’est pas une blague…
Je crois que cette troisième phrase a achevé de convaincre mes sauveurs. Quant à moi, j’ai été capable de me lever et je suis allée me cacher derrière Saï. Kadaj voulait parler à Reno seul à seul alors Saï et moi sommes partis.
Saï avait des trucs à aller porter au sous-sol et comme je ne voulais pas rester seule, avec ce malade de Kadaj qui voulait me charcuter, je l’ai suivi. De toute façon, j’avais très envie d’aller m’enfermer dans une pièce au sous-sol. Je n’ai pas perdu de temps. Dès que Saï est entré dans la pièce, je suis entrée après lui et j’ai fermé la porte.
Il n’était pas très content. Quoi? Bien oui, je savais que nous ne pourrions plus sortir si je fermais la porte. C’était ça l’idée. Saï a fini par m’apprendre que Kadaj m’avait mise sur dominate et que c’était pour ça que j’agissais étrangement (il m’a aussi parlé d’une certaine Jasna, une vampire qu’il ne portait pas particulièrement dans son cœur, tout comme Kadaj). Alors il a fait je ne sais pas quelle magie sur moi et c’est pour ça que je trouvais tout normal? Mais il serait arrivé quoi si Saï et Reno n’étaient pas arrivés? Kadaj m’aurait charcutée sans que je ne puisse me défendre et après il m’aurait disséquée pour être certain que je ne cachais pas autre chose? Je serais sans doute morte. Ça m’apprendra à vouloir faire confiance à des vampires…
J’ai mentionné à Saï que j’avais voulu parler à Clément avant de prendre une décision. Nous ne pouvions pas sortir pour l’instant, mais Kadaj était en route alors dès que la porte a été ouverte, nous nous sommes téléportés à côté de mon cheval. Il était assis, dans un petit salon et… il buvait du thé. Je ne sais pas comment il était arrivé à tenir le bol qui lui sevrait de tasse, mais il y parvenait.
En pleine panique, j’ai tenté de raconter à Clément ce qui s’était passé. Je pense qu’il était aussi scandalisé que moi j’étais traumatisée. Saï a décidé de nous téléporter dans une clairière. Si je n’avais pas eu aussi peur, j’aurais apprécié la beauté de l’endroit. Il m’a demandé si je voulais qu’il aille chercher Merlin. Son avis sur la situation ne serait pas de trop, alors j’ai dit oui et il est reparti.
